Association Yoles de Bénodet

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CHANTS MARINS

 

Liens carnet de chants

 

HARDI LES GARS, VIRE AU GUINDEAU

SUL' PONT D'MORLAIX

JOHN KANAK

JOHN KANAKA

QUINZE MARINS      

L'HARMONICA

LE FORBAN

LE PREMIER C’EST UN MARIN  

LOGUIVY DE LA MER      

JEAN-FRANCOIS DE NANTES

LA POLKA

LA BLANCHE HERMINE

SANTIANO

HENRIK

FANNY DE LANINON

SATANICLE

ALLONS A MESSINE

ADIEU CHER CAMARADE

LE GRAND COUREUR

TACOMA

AU 31 DU MOIS D’AOUT

LES LORIENTAISES


JEAN QUEMENEUR

LA MARIE-JOSEPH

LES FILLES DE LA ROCHELLE

BRASSONS BIEN PARTOUT CARRE

MON P’TIT GARCON

LE CAPITAINE DE SAINT MALO

LE CAPITAINE DE SAINT MALO (2)

LE CAPITAINE DE SAINT MALO (3)

AS-TU CONNU LE PERE WINSLOW

LES ROSES D’OUESSANT

LA GODILLE

LA COURSE AU CHILI

LE PINARDIER

LES CALFATS

SAM’S GONE AWAY

MARGOT

LES TROIS CAPS

A LA ROCHELLE EST ARRIVE

QUAND LA BOITEUSE VA AU MARCHE

THE WILD ROVER

COCKLES AND MUSSELS

THE GIPSY ROVER

HARDI LES GARS, VIRE AU GUINDEAU          

 

 

Hardi les gars, vire au guindeau
Good bye, Farewell, good bye, farewell
Hardi les gars, adieu Bordeaux
Hourra, oh Mexico, oh oh oh
Au cap Horn, il ne fera pas chaud
Haul away, hé, oula tchalez
A faire la pêche aux cachalots
Hal matelot, hé, ho hisse hé ho

Plus d'un y laissera sa peau
Good bye, Farewell, good bye, farewell
Adieu misère, adieu bateau
Hourra, oh Mexico, oh oh oh
Et nous irons à Valparaiso
Haul away, hé, oula tchalez
Où d'autres laisseront leurs os
Hal matelot, hé, ho hisse hé ho

Ceux qui reviendront pavillon haut
Good bye, Farewell, good bye, farewell
C'est premier brin de matelot
Hourra, oh Mexico, oh oh oh
Pour la bordée ils seront à flot
Haul away, hé, oula tchalez
Bon pour le rack, la fille, le couteau
Hal matelot, hé, ho hisse hé ho

 

SUL' PONT D'MORLAIX          

 

 

C'est en passant sul' pont d'morlaix, Oh lo Oué le belle oh lo Oué
La belle Hélène j'ai rencontré, Oh lo Oué …..


Bien humblement je l'ai saluée, Oh lo Oué
D'un beau sourire elle m'a r'mercié, Oh lo Oué


Mais j'ai bien vu qu'c'est charité, Oh lo Oué
Car c'est une dame de qualité, Oh lo Oué


C'est la fille d’un capitaine Nantais, Oh lo Oué
A matelot ne sera jamais, Oh lo Oué


Pour nous sont les garces des quais, Oh lo Oué
Qui volent, qui mentent, qui font tuer, Oh lo Oué


Je n'étale plus j'vas tout larguer, Oh lo Oué
J'vas faire mon trou dans la salée, Oh lo Oué


Matelot mon coeur est embrumé, Oh lo Oué
Buvons quand même à sa beauté, Oh lo Oué


Encore un coup pour étarquer, Oh lo Oué
Hisse le grand foc tout est payé, Oh lo Oué

 

JOHN KANAK          

 

 

Sur un baleinier John s'est réveillé,
John Kanak Kanak a tou la hé.
Quelqu'un criait « Paré à larguer »,
John Kanak Kanak a tou la hé,
Tou la hé ho tou la hé,
John Kanak kanak a tou la hé.

Dans une taverne il s'est fait enrôler,
Par un bosco qui l'avait saoulé.

À bord ton temps tu l'passes à étarquer,
C'est pas l'cap'taine qui monte dans les huniers.

Par le Cap Horn trois fois il est passé,
Mais rien qu'une fois son sac il a posé.

Mais des baleines ils n'en ont pas trouvées,
Y'a qu'le sale temps qu'ils ont harponné.

Mais aux Marquises l'enfer s'est terminé,
Dans les bras d'la goélette la mieux gréée.

John est heureux avec sa vahiné,
C'est pas demain qu'il va réembarquer.

 

JOHN KANAKA          

 

 

I thought I heard the old man say
John Kanaka-naka tu la-ïé
Oh today today is a holiday
John Kanaka-naka tu la-ïé

Tu la-ïé o tu la-ïé
John Kanaka-naka tu la-ïé

We'll work tomorrow but no work today
We'll work tomorrow but no work today

And we're outward bound for " Frisco Bay "
And we're outward bound for at the break of day

Oh we're a Yankee ship with a Yankee crew
Where the buckos sweep to kick her through

Oh we're a Yankee ship with a Yankee mate
If you stop to walk he'll change your gait

            We'll haul we'll haul we'll haul away
            And make her port and take our pay

           

QUINZE MARINS         

Michel TONNERRE

 

REFRAIN
Quinze marins sur le bahut du mort
Yop la hoo une bouteille de rhum
A boire et le diable avait réglé leur sort
Yop la hoo une bouteille de rhum

Long John Silver a pris le commandement
Des marins et vogue la galère
Il tient ses hommes comme il tient le vent
Tout l'monde a peur de Long John Silver

C’est Bill le second du corsaire
Le capitaine Flint en colère
Est revenu du royaume des morts
Pour hanter la cache au trésor

Essaye un peu d'le contrecarrer
Et tu iras où tant d'autres sont allés
Que'qu'un aux vergues et que'qu'uns par d'ssus bord
Tout l'monde pour nourrir les requins d'abord

Tous nous finirons par danser la gigue
La corde au cou au quai des pendus
Toi John Forrest et toi John Merrick
Si près du gibet qu'j'en ai l'cou tordu

 

L'HARMONICA          

 

 

Zone de Texte: Du temps où j'étais pas manchot
J’ faisais la cour dans les pays chauds
A une sombre beauté
Qui n'voulait pas s'laisser tenter
Sa peau et son corps était noirs
Elle ne voulait rien savoir
J'lui ai dit qu'j'étais matelot
Elle a criée : "Je suis perdue"
 
C’ui qu'à fait cette chanson
C'est Henri Jacques, matelot de pont
Si elle est à votre goût
Les gars faut lui payer un coup
Avec sa gueule de trafiquant
Faut lui rincer les dents
Offrez-lui un coup d'taffia
Et j'vous jure bien, qu’il le boira

 

           Dans mon sac de matelot
           J'ai mis tout c'que j'avais de plus beau
           Souvenirs de tous pays
           Bouteilles de rhum et de whisky
           Une montre qui ne marche pas
           Ma pipe et mon tabac
          J'y ai mis l'harmonica
          Qu'j'avais acheté à Malaga

 

Refrain :
Avec mon harmonica, je souffle et la voilà
L’harmonica, l'harmonica
Pour la gigue et la polka, écoutez ça les gars
Faut faire l'harmonica

Il m'accompagne partout
Une chanson prête à chaque trou
Il sait des tas de refrains
Dont les plus beaux sont des marins
A bord pendant les quarts, à bord
Il fait rêver les gars
Il leur parle de la terre
Et du pays de leurs amours

 

LE FORBAN (1)        

 

 

Zone de Texte: Peut être au mat d'une barque étrangère
Un jour mon corps servira d'étendard
Et tout mon sang rougira la galère
Aujourd'hui fête et demain le hasard
Allons esclave, allons debout mon brave
Buvons l'orgie et l'ivresse à grands flots
Aujourd'hui fête, et puis demain peut être 
Mon tête ira s'engloutir dans les flots

Et si demain par un coup de fortune
Je capturais l'or d'un beau galion
Riche à pouvoir vous acheter la lune
Je m'en irai vers d'autres horizons
Là respecté tout comme un gentilhomme
Moi qui ne fut qu'un forban, qu'un bandit
Je pourrais comme le fils d’un roi, tout comme 
Mourir peut être dedans un grand lit

 

            A moi forban que m'importe la gloire
            Fille de roi, enfant de prostituée
            Sur les cadavres j'ai chanté la victoire
            Et dans les crânes j'ai bu la liberté
            Vivre d'orgie est ma seule espérance
            Le seul bonheur que j'ai su conquérir
           Car sur les flots j'ai bercé mon enfance
           Et sur les flots un forban doit mourir.

 

             REFRAIN
            Vin qui pétille, femme gentille
            Sous tes baisers brûlant d'amour, (oui d'amour)
            Plaisir bataille, Vive la canaille
            Je bois, je chante et je tue tour à tour.

             Etant forban je vis dans ma cabine
             Et méprisant les lois, comme la mort
             Ne vivant que de meurtres et de rapines
             Je bois mon vin dans une coupe d'or
             Vierge craintive, toi, ma captive
             Mes baisers vont dévorer tes appâts
             Encore brûlant d'une autre amante
             Ta vertu va expirer dans mes bras

           

LE FORBAN (2)        

 

 

Zone de Texte: Peut être au mat d'une barque étrangère
Un jour mon corps servira d'étendard
Et tout mon sang rougira la galère
Aujourd'hui fête et demain le hasard
Allons esclave, allons debout mon brave
Buvons l'orgie et l'ivresse à grands flots
Aujourd'hui fête, et puis demain peut être 
Mon tête ira s'engloutir dans les flots

Et si demain par un coup de fortune
Je capturais l'or d'un beau galion
Riche à pouvoir vous acheter la lune
Je m'en irai vers d'autres horizons
Là respecté tout comme un gentilhomme
Moi qui ne fut qu'un forban, qu'un bandit
Je pourrais comme le fils d’un roi, tout comme 
Mourir peut être dedans un grand lit

 

            A moi forban que m'importe la gloire
            Les souvenirs et qu’importe la mort
            Sur l’océan j’ai planté ma victoire
            Et bois mon vin dans une coupe d’or
            Vivre d'orgie est ma seule espérance
            Le seul bonheur que j'ai su conquérir
            Car sur les flots j'ai bercé mon enfance
            Et sur les flots un forban doit mourir.

 

REFRAIN
Vin qui pétille, femme gentille
Sous tes baisers brûlant d'amour, (oui d'amour)
Plaisir bataille, Vive la canaille
Je bois, je chante et je tue tour à tour.


           

ET LE PREMIER C'EST UN MARIN          

 

 


 

Et le premier c'est un marin
Et le premier c'est un marin
Il a toujours l’ verre en main
La bouteille sur la table
Jamais il n'aura ma main
Cet homme est misérable.

Et le deuxième c'est un barbu
Et le deuxième c'est un barbu
Il est barbu par devant
Et barbu par derrière
Jamais il n'aura ma main
Barbu de cette manière

Et le troisième c'est un bossu
Et le troisième c'est un bossu
Il est bossu par devant
Et bossu par derrière
Jamais il n'aura ma main
Bossu de cette manière

Le quatrième c’est un boiteux
Le quatrième c’est un boiteux
Quand je le vois venir de loin
Avec sa petite jambe courte
Jamais il n'aura ma main
Sa démarche me dégoutte

Et le cinquième c'est un sonneur
Et le cinquième c'est un sonneur
Je lui donnerai ma main
Mon coeur et ma boutique
Nous irons par les chemins
En jouant sa musique

 

LOGUIVY DE LA MER          

 

 

Ils reviennent encore à l'heure des marées
S'asseoir sur le muret, le long de la jetée
Ils regardent encore au delà de Bréhat
Respirant le parfum du vent qui les appelle
Mais s’il est révolu le temps des Terres Neuvas
La race des marins, chez nous ne s'en va pas

REFRAIN :
Loguivy de la mer, Loguivy de la mer
Tu regardes mourir les derniers vrais marins
Loguivy de la mer, au fond de ton vieux port
S'entassent les carcasses des bateaux déjà morts

Ils ont connu le temps où la voile était reine
Ils parlent des haubans, des focs et de misaines
De tout ce qui a fait le charme de leur vie
Et qu'ils emporteront avec eux dans l'oubli
Mais s'il s'est révolu le temps des cap-horniers
Il reste encore chez nous d'la graine d'aventurier

Je n'ai jamais su dire ce que disent leur yeux
Perdus dans ces visages burinés par le vent
Ces beaux visages d'hommes, ces visages de vieux
Qui savent encore sourire et dire à nos vingt ans
Remettez vos cabans, et rompez les amarres
Allez-y de l'avant, maintenez bon la barre

 

JEAN-FRANCOIS DE NANTES          

 

 

Zone de Texte: En vidant la bouteille OUE, OUE, OUE
Tout son or appareille Oh mes bouées
Jean François
Montr' et chaîne s'envolent OUE, OUE, OUE
Mais il prend la vérole Oh mes bouées
Jean François
A l'hôpital de Nantes OUE, OUE, OUE
Jean François se lamente Oh mes bouées
Jean François
Et les draps de sa couche OUE, OUE, OUE
Déchirent avec sa bouche Oh mes bouées
Jean François
Il ferait de la peine OUE, OUE, OUE
Même à son capitaine Oh mes bouées
Jean François
Pauvr'Jean François de Nantes OUE, OUE, OUE
Gabier sur la fringante Oh mes bouées
Jean François

 

            C'est Jean François de Nantes OUE, OUE, OUE
            Gabier sur la fringante Oh mes bouées
            Jean François

 

Débarque en fin d'campagne OUE, OUE, OUE
Fier comme un roi d'Espagne Oh mes bouées
Jean François

En vrac dedans sa bourse OUE, OUE, OUE
Il a vingt mois de course Oh mes bouées
Jean François

Une montre, une chaîne OUE, OUE, OUE
Qui vaut une baleine Oh mes bouées
Jean François

Branl'bas chez son hôtesse OUE, OUE, OUE
Caramboles et largesse Oh mes bouées
Jean François

La plus belle servante OUE, OUE, OUE
L'emmène dans sa soupente Oh mes bouées
Jean François

De conserve avec elle OUE, OUE, OUE
Navigue sur mer belle Oh mes bouées
Jean François

 

POLKA DES MARINS          

 

 

Jean François pour aller au bal s'habille en amiral
Bottes et casaques, chapeau ciré
Jean François est paré

REFRAIN
Savez vous les gars danser, danser la polka
Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser

Il a mis ses gants de boxeur pour faire le joli cœur
Il a graissé son beau couteau
Comme tous les vrais matelots

La barque aussi s’est mise en frais de la quille aux agrès
On l’a serrée à triple tour
Dans ses plus beaux atours

Le vent qui souffle de partout accorde son biniou
Il ne sait pas beaucoup d'refrain
Mais ils sont tous marins

La mer a du boire un coup d'trop elle qui ne boit que de l'eau
Elle saute à tort et à travers
La chemise à l'envers

Elle a le béguin des voiliers ses meilleurs cavaliers
Elle les pétrit entre ses bras
Jusqu’à les foutre en bas

A coup de roulis à coup de tangage les matelots assoupis
Vont en mesure et bord sur bord
Avec le bout dehors

            Ca manque de femmes mais on s'en fout on est mieux entre nous
            Les filles malgré leur bon coup de rein
            N'ont pas le pied marin

           

LA BLANCHE HERMINE          

 

 

J'ai rencontré ce matin devant la haie de mon champ
Une troupe de marins d'ouvriers de paysans
Où allez vous camarades avec vos fusils chargés
Nous tendrons des embuscades viens rejoindre notre armée

La voilà la blanche hermine
Vive la mouette et l'ajonc
La voilà la blanche hermine
Vive fougère et Clisson

Ma mie dit que c'est folie d'aller faire la guerre aux francs
Moi je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps

Je viendrai à la nuit noire tant que la guerre durera
Comme les femmes en noir, triste et seule elle m'attendra

Et sans doute pensera t-elle que je suis en déraison
De la voir mon cœur se serre là-bas devant la maison

Et si je meurs à la guerre pourra t-elle me pardonner
D'avoir préféré ma terre à l'amour qu'elle me donnait

J'ai rencontré ce matin devant la haie de mon champ
Une troupe de marins d'ouvriers de paysans.

 

SANTIANO                           

 

 

Zone de Texte: On prétend que là-bas l'argent coule à flot
Hisse et ........
On trouve l'or au fond des ruisseaux
J'en ramènerai plusieurs lingots
Un jour je reviendrai chargé de cadeaux
Hisse et .........
Au pays j'irai voir Margot
A son doigt je passerai l'anneau
Tiens bon le cap et tiens bon le flot
Hisse et oh Santiano
Sur la mer qui fait le gros dos
Nous irons jusqu'à San Francisco

 

            C'est un fameux trois mats fin comme un oiseau
            Hisse et oh Santiano
            Dix huit noeuds quatre cent tonneaux
            Je suis fier d'y être matelot

 

REFRAIN
Tiens bon la barre et tiens bon le vent
Hisse et oh Santiano
Si dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu'à San Francisco

Je pars pour de longs mois en laissant Margot
Hisse et oh........
D'y penser j'avais le coeur gros
En doublant les feux de St Malo

 

Zone de Texte: Puis un'nuit au large de Brest
ou p't'être d'Australie
Croyant sentir le poisson mordre
A dit : j'crois bien que c'est lui
De toutes ses forces il a tiré
Le vent semblait lui dire
Que ce jour là, c'n'était pas un
Vulgaire poisson à frire
Ses mains tremblèrent, ses yeux brillèrent
Enfin il était sûr
Et un sourire béat d'extase
Eclairait sa figure
Puis dans un tourbillon d'écumes
L'poisson est apparu 
Et fixant Henrik dans les yeux
Il dit : je te salue
Ah te voilà dit le poisson
J't'ai longtemps attendu
Si tu as quelque chose à boire
C'n'est vraiment pas de refus
Je n'ai rien bu depuis qinz'jours
Et j'ai une faim de loup
Puis le poisson a avalé
Pauvr’ Erik d’un seul coup
Vous les pêcheurs de tout'les mers
Buvez modérément
Que cette histoire véridique
Vous serve d'avertissement
Pêcheurs si vous voulez savoir
Qui m'a dit ce poème
Un soir en buvant dans un bar
C'est le poisson lui même.
 
 

 

           HENRIK

Henrik était un fier pêcheur
De je ne sais quel pays
Il naviguait sur toutes les mers
En buvant de l'eau de vie
Il a juré dans un bistrot
A ses collègues émus
Je pêcherais un poisson étrange
Que l'homme n'a jamais vu

REFRAIN
You can fish in a mill pond
Fish in the sea
Fish in a bath tub, yes
But dont fish me

Il a donc quitté son pays
Vers l'ouest il naviguait
Le jour, la nuit il travaillait
Ses lignes et ses filets
De tous les poissons il pêchait
De tous les spécimens
Et une nuit pendant qu'il dormait
Il pêcha une baleine

Un jour surpris par la tempêt'
Son bateau s'retourna
Henrik ne perdant pas la tête
Pêcha la tête en bas
Le bateau fait un tour complet
Il n'avait plus de boussol'
Ni Henrik plus beaucoup d'espoir
Ni plus beaucoup d'alcool


 

 

 

 

 

FANNY DE LANINON          

Pierre MAC ORLAN

 

Zone de Texte: Ah! Fanny de Recouvrance
J'aimais tes yeux malins
Quand ton geste plein d'élégance
Balançait des marsouins
Je n'étais pas d'la maistrance
Mais j’avais d’l'atout en mains
Et tu v'nais me voir le dimanche
Sur le Duguay-Trouin
A c't'heure je suis retraité
Maître Timonier, aux Ponts et Chaussées
Je fais le service des phares 
Et j'écoute la fanfare 
De la mer en son tourment 
D'Molène à Ouessant 
Quand souffle le vent 
Tonnerre de Brest est tombé 
Pas du bon coté 
Tout s'est écroulé

Dans c'qui reste de Recouvrance
J’mettrais pas un sacot 
Et Fanny ma connaissance 
Est morte dans son bistrot
J’ai plus rien en survivance 
Et, quand je bois un coup de trop 
Je sais que ma dernière chance 
S’ra d’faire un trou dans l’eau
 

 

           A l'aube sur le quai Gueydon
           Devant l'petit pont
           Chantait la chanson
           Le branle-bas de la croisière
           Et dans la blanche baleinière
           Jean Bouin notre brigadier
           Son bonnet capelé
           Un peu sur l'coté
           Me rappelle mon bâtiment
           C'était le bon temps
           Celui de mes vingt ans

 

Le bidel capitaine d'armes
Et son cahier d'punis
Dans la cayenne f'sait du charme
A je ne sais quelle souris
Mais j'garde au coeur une souffrance
Quand le quartier-maître clairon
Sonnait en haut d'Recouvrance
Aux filles de Laninon

La plus belle de Laninon
Fanny Kersauson
M'offrit un pompon
Un pompon de fantaisie
C'était elle ma bonne amie
Elle fréquentait un bistrot
Rempli de mat'lots
En face du dépôt
Quand je pense à mes plaisirs
J'aime mieux m'étourdir
Que d'me souvenir

 

SATANICLE          

Michel TONNERRE

 

REFRAIN :
Matelot le vent est bon
La cambuse pleine de jambon
Avons été si longtemps
A sec de toile dans le gros temps

D'où viens tu oiseau de mer
J'arrive d'une grande île
Vous annoncer que la terre
Est proche de quelques milles

Est-ce vous capitaine Troude
Qui vous posez sur le pont
Lorsque s'écorchent nos coudes
Au bois du mât d'artimon

Et me reconnaissez-vous
Cap'taine Troude moi qui de vous
Ai pris cent coups de bâtons
A charge de punition

Dites-nous que terre est proche
Et que les vents sont portants
Sonne l'heure de la bamboche
Attendue de si longtemps

 

 

          ALLONS A MESSINE          

 

 


Zone de Texte: Et les morpions grimperont dedans
Mon rouston de droite sera Commandant
Ah .....
Mon rouston de droite sera Commandant
Mon rouston de gauche sera Lieutenant
Ah .....
Mon rouston de gauche sera Lieutenant
La peau de mes couilles fera voile au vent
Ah .....
La peau de mes couilles fera voile au vent
Le trou de mon cul soufflera dedans
Ah .....
Le trou de mon cul soufflera dedans
Ah ! Crénom de dieu ! Qu'ça puera la dedans
Ah .....
 

 

           REFRAIN :
           Allons à Messine, pêcher la sardine
          Allons à Lorient, pêcher le hareng

 

       Ils étaient deux amants qui s'aimaient tendrement
       Qui voulaient voyager, mais ne savaient comment
       Ah ah ah......

       Qui voulaient voyager mais ne savaient comment
       Le vît dit au con : tu sera bâtiment
       Ah .....

       Le vît dit au con : tu sera bâtiment
      Je serais le grand mât que l'on plante dedans
      Ah .....

      Je serais le grand mât que l'on plante dedans
      Les poils de mon cul serviront de haubans
      Ah .....

      Les poils de mon cul serviront de haubans
      Et les morpions grimperont dedans
      Ah .....

 

 

ADIEU CHER CAMARADE          

 

 

Adieu, cher camarade, adieu, faut se quitter
Faut quitter la bamboche, à bord il faut aller
En arrivant à bord, en montant la coupée
Devant l'officier d'quart, il faudra se présenter, faudra se présenter

Ah ! qu'elle est triste et dure la vie du matelot
On y mange que des briques, on y boit que de l'eau
On couche à la dure sur un vieux lit de camp
On fait triste figure quand on a pas d'argent, quand on n'a pas d'argent

Au poste de manoeuvre, sur le gaillard d'avant
On nous fait mettre en ligne au pied du cabestan
Un maudit second maître, la garcette à la main
Aux ordres du premier maître, nous astique les reins, nous astique les reins

Dimanches et jours de fête, on nous fait travailler
Comme des bêtes de somme qui sont chez nos fermiers
Aux rations, les couganes des biscuits pleins de vers
Le quart de vin en bas, la nuit les pieds aux fers, la nuit les pieds aux fers

Et vous jeunes fillettes, qui avez des amants
Bourlinguant tout là-bas, à bord des bâtiments
Ah soyez leur fidèles, gardez bien votre coeur
A ces marins fidèles qui ont tant de malheurs, qui ont tant de malheurs

Et toi, ma pauvre mère, qu'as tu fait de ton fils
Marin c'est la misère, marin c'est trop souffrir
J'ai encore un petit frère qui dort dans son berceau
Je t'en supplie ma mère n'en fait pas un matelot, n'en fait pas un matelot

Et si je me marie, qu'un jour j'ai des enfants
Je leur briserai un membre avant qu'ils ne soient grands
Je ferai mon possible pour leur avoir du pain
Le restant de ma vie pour qu'ils n'soient pas marin, pour qu'ils n'soient pas marin.

 

 

LE GRAND COUREUR          

 

 

Zone de Texte: Pour nous refaire des combats
on nous sert  à nos repas
des gourganes et du lard rance
du vinaigre au lieu de vin
des biscuits pourris d'avance
et du camphre le matin
Pour finir ce triste sort
nous venons périr au port
dans cette affreuse misère
quand chacun s'est vu perdu
chacun selon sa maniére 
s'est sauvé comme il a pu
Le cap'tain et son second
s'ont sauvé sur un canon
le maître sur la grande ancre
le commis dans son bidon
ah le sacré vilain cancre
le voleur de ration
Il eut fallu voir le coq
et sa cuisine et son croc
il s'est mis dans la chaudière
comme un vilain pot au feu
il s'est mis vent arrière
atterrit au feu de dieu
De notre horrible malheur
Seul le calfat est l'auteur
en tombant de la grand'hune
dessus le gaillard d'avant
a r'bondi dans la cambuse
a crevé le bâtiment
Si l'histoire du grand coureur
à su vous toucher le coeur
ayez donc belles manières
et payez-nous largement
du vin, du rack, de la bière
et nous serons tous contents.
REFRAIN: 
Allons les gars gai, gai
Allons les gars gaiement

 


          Le corsaire le grand coureur
          est un navire de malheur
          quand il s'en va en croisière
          pour aller chasser l'anglais
          le vent, la mer et la guerre
          tournent contre le français

 

          REFRAIN:
          Allons les gars gai, gai
          Allons les gars gaiement

          Il est parti de Lorient
          avec belle mer et bon vent
          il cinglait bâbord amure
          naviguant comme un poisson
          un grain tombe sur sa mâture
          v'la le corsaire en ponton

          Il nous fallut remâter
         et vivement relinguer
         tandis que l'ouvrage avance
         on signale par tribord
         un navire d'apparence
         à mantelets de sabords

         C'était un anglais vraiment
         à double rangée de dents
         un marchand de mort subite
         mais le français n'a pas peur
         au lieu de brasser en fuite
         nous le rangeons à l'honneur

         Les boulets pleuvent sur nous
         nous lui rendons coups pour coups
         pendant que la barbe fume
         à nos braves matelots
         dans un gros bouchon de brume
         il nous échappe aussitôt

         Nos prises au bout de six mois
         ne se sont montées qu’ à trois
         un navir' plein de patates
         plus qu'a moitié chaviré
         un deuxième de savates
         et le dernier de fumier

     

TACOMA          

 

 

Zone de Texte: C'est dans la cave qu'il y a les rats
C'est dans la gueule qu'on met le tafia
C'est dans la mer qu'on met les mats
Mais les filles ça se met dans les bras.

 

C'est dans la pipe qu'on met l'tabac
Ou la, ou la
C'est dans la pipe qu'on met l'tabac
Ou la, ou la
REFRAIN
Paré à virer les gars faudrait haler
On s'reposera quand on arrivera
Dans le port de Tacoma

      

AU TRENTE ET UN DU MOIS D'AOUT          

 

 

Zone de Texte: Vire lof pour lof en arrivant
Je l'abordions par son avant
A coups de haches d'abordage
De pique, de sabre, de mousqueton
En trois cinq sec je l'arrimions

Que dira-t-on du grand rafiot
A Brest, a Londres et à Bordeaux
Qu'a laissé prendre son équipage
Par un corsaire de dix canons
Lui qui en avait trente et si bon
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux
A la santé de l’équipage
De tous ces braves matelots 
Qui sont partis de Saint Malo
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux
A la santé des vins de France 
A qui nous devons le succès 
D’être vainqueurs sur les anglais.
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux
A la santé du roi de France
Et merde pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre

 

REFRAIN:
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux
A la santé du roi de France
Et merde pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre

 

Au 31 du mois d'août
Nous vimes venir sous l'vent à nous
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C'était pour attaquer Bordeaux

Le commandant du bâtiment
Fit appeler son lieutenant
Lieutenant te sent tu capable
Dis-mois te sens-tu assez fort
Pour prendre l'anglais à son bord

Le lieutenant fier et hardi
Lui répondit capitaine oui
Faite branle bas à l'équipage
Je va hisser no't pavillon
Qui rest'ra haut nous le jurons

Le maître donne un coup de sifflet
Pour faire monter les deux bordées
Tout est paré pour l'abordage
Hardis gabiers, fiers matelots
Braves canonniers, mousses et petiots

 

 

LES LORIENTAISES          

 

 

Zone de Texte: Devinez ce qu'il y a sept (bis)
Y a c'est épatant,
..........................
Devinez ce qu'il y a huit (bis)
Y a huître de Belon,
..............................
Devinez ce qu'il y a neuf (bis)
Y a n'oeuf à la coque,
................................
Devinez ce qu'il y a dix (bis)
Y a dissymétrique,
..........................
Devinez ce qu'il y a onze (bis)
Y a on se fait chier,

 
Refrain:
Les Lorientaises c'est comme les homards
Elles ont toutes des rubans rouge et noir
Les gars d'la flotte voudrais les voir
Pour les embrasser sur la bouche le soir
 

Devinez ce qu'il y a deux (bis)
Y a deux testaments,
L'ancien et le nouveau

Devinez ce qu'il y a trois (bis)
Y a Troyes en Champagne,
Y a deux testaments...........

Devinez ce qu'il y a quatre (bis)
Y a Catherine de Russie,
....................................
Devinez ce qu'il y a cinq (bis)
Y a Saint Petersbourg
.................................
Devinez ce qu'il y a six (bis)
Y a système métrique,
..................................

 

JEAN QUEMENEUR

 

 

Zone de Texte: Elle l'envoya à l'ecole
Où il attrapa la rougeol'
La scarlatin', la p'tit vérol'
Bref son enfance
Fut celle de tous les moutards
Enfants légitimes ou batards
Qu'on voit roder sur les remparts
A Recouvrance.
L'enfant grandit. Quand il fut grand
Travailleur et intelligent
Il voulut être vétéran
Ici commence
L'histoire de ses amours avec
Marie-Madeleine le poullaouec
la nièce à Jean-François Cussec
A Recouvrance
Elle était jolie comme un cour
I l l'épousa fou de bonheur
Dedans l'église de Saint-Brieuc
Ah ! quelle bombance
Ah ! quelle gaieté, quelle entrain
Mesdames, messieurs jusqu'au matin
Dans les salons du p'tit jardin
A Recouvrance
Mais à deux ou trois jours de là
Sa femme légitime le trompa
Avec un Second Maître calfat
Plein de prestance
Avec un Second Maître fourrier
Un commis du port , un pompier l'agent LE GOFF et tout l'quartier
De Recouvrance
Un soir au fond de Kervallon
Femme sans coeur et sans renom
Elle fit d'un caporal Clairon
La connaissance
Ils s'en allèrent bras d'ssous , bras d'essus
Au pardon d'la chapelle jésus
Depuis on n' les à plus revus
A Recouvrance.
Le pauvre Jean pour oublier
Se mit alors à s'arsouiller
Dans tous les bistrots du quartier
A l'espérance au débit d' la mère Pouliquen
Et même au retour du Tonkin
On le voyait soir et matin
A Recouvrance.
Or un soir qu'il ventait très fort
Roulant de babord à tribord
Il termina au fond du port
Son existence
D'avoir voulu le pauvr' garçon
Aider son ami Kerguanton
Larguer l'amarre du petit pont
De Recouvrance.

 
Il s'appelait Jean Quemeneur
C'etait le fils d'une demi-soeur
A la fameuse madame Lareur
La grande Hortense
Celle qui tenait un caboulot
"Aux gars de Dinard et Saint-Malo"
En face la caserne du dépôt
A Recouvrance.
 

Sa mère était une Kervarec
Une gross' qui pue du bec
Et qu'eut pas la chance
Ave' pierr' son premier mari
Bon garçon mais faible d'esprit
Qui dans son grenier se pendit
A Recouvrance.

Son père était commis du port
Travaillant peu mais buvant fort
Il était content de son sort
Comme bien on pense
Avec sa pipe et son journal
Faisait sa ronde dans l'arsenal
Du "point du jour" au"fer à cheval"
A Recouvrance.

C'était parent aux Kervella
Qui n'à pas connu ces gens-là
Qui faisaient tant de tralala
De manigances
Portant voilettes et grands chapeaux
Qu'on aurait dit ou peu s'en faut
Qu'ça fréquentait les aristo
A Recouvrance

C'est par une nuit qu'il vit le jour
Numéro 13 d'la rue d'la tour
Il faisait noir comme dans un four
Et quand on pense
Avec ça un vrai temps de canard
De la pluie, du vent, du brouillard
C'qui mit la sage femme en retard
A Recouvrance.

Puis le malheur vint, qui l'eut cru
Son père un soir qu'il etait nu
Tomba sur la tête et mourrut
Sans connaissance
Et sa mère eut ce mot touchant
"Gast" me voilà veuve à présent
J'ai plus de père pour mon enfant
A Recouvrance.

Puis sa mère mourut à son tour
Toujours au 13 d'la rue d'la tour
Mais sa tante Yvonne Marc'hadour
Qu'à de l'aisance
Et du coeur autant que d'l'argent
Jura le soir de l'enterrement
D'être une mèr' pour le petit Jean
A Recouvrance.

 

         LA MARIE JOSEPH         

 

 

Zone de Texte:  
Côté jeunes filles, c'était pas mal,
Ca nous a couté, l'écoute de grand-voile
En la coupant Suzy dit : "J'me rappelle
Qu'un d'mes louveteaux voulait de la ficelle."

 
Pour la deuxième fallait pas la laisser
Toucher la barre ou même s'en approcher
Car en moins d'deux, on était vent debout :
"J'aime tant l'expression, disait-elle, pas vous ?"

 
Quand finalement on a pu réparer,
Alors on s'est décidé à rentrer.
Mais on n'a jamais trouvé l'appontement
Car à minuit on n'y voit pas tellement

 
On dit "Maussade comme un marin breton",
Moi j'peux vous dire qu'c'est pas mon impression
Car tous les gars du côté d'Noirmoutiers
Ne sont pas prêts d's'arrêter d'rigoler.

 
Ca nous a pris trois mois complets
Pour découvrir quels étaient ses projets...
Quand le père nous l'a dit, c'était trop beau,
Pour les vacances nous avions un bateau.
D'un bond, d'un seul et sans hésitation,
On s'document' sur la navigation
En moins d'huit jours nous fûmes persuadés
Qu'la mer pour nous n'aurait plus de secrets

 
 

REFRAIN :
Encore heureux qu'il ait fait beau ..............)
Et qu'la Marie Josèph soit un beau bateau ) bis

 

Le père alors fit preuve d'autorité :
"J'suis ingénieur, laissez moi commander."
D'vant l'résultat, on lui a suggéré
Qu'un vrai marin vienne nous accompagner

Alors j'ai dit : "J'vais prendre la direction,
Ancien marin, j'sais la navigation."
J'commence à croire qu'c'était prématuré.
Faut pas confondre Guitare et Naviguer

 

Au bout d’trois heures de notre exhibition
L’un de nous se relève avec stupéfaction
Car on s’était pas beaucoup déplacé
Rapport à l’ancre qu’on avait pas remontée

 

LES FILLES DE LA ROCHELLE